Illustration : livre ouvert, stylo et feuillets, correction d’un roman

Faire corriger son roman avant de l’envoyer aux éditeurs

Vous avez mis le point final à votre roman. La tentation est grande de l’envoyer tout de suite aux maisons d’édition. Pourtant, un manuscrit n’a souvent qu’une seule chance : un lecteur de comité qui décroche au bout de quelques pages ne lira pas la suite, et l’éditeur ne reprendra pas un texte qu’il a déjà refusé.

Ancienne éditrice, j’ai vu passer beaucoup de manuscrits prometteurs écartés pour des défauts qui auraient pu être corrigés. Avant l’envoi, il faut donc retravailler son texte à trois niveaux.

1. Corriger la langue : orthographe, grammaire, ponctuation

C’est le niveau le plus visible. Un manuscrit truffé de fautes donne l’impression d’un travail négligé, même si l’histoire est forte. Relisez-vous sur papier, à voix haute si possible : l’oreille repère ce que l’œil laisse passer. Les correcteurs automatiques aident, mais ils ne voient ni les répétitions, ni les phrases bancales, ni les incohérences de temps.

2. Vérifier la construction du récit

Un texte sans fautes peut rester un texte qui ne tient pas. Posez-vous quelques questions simples :

  • Le début accroche-t-il le lecteur dès les premières pages ?
  • Chaque chapitre fait-il avancer l’histoire, ou certains ralentissent-ils le rythme ?
  • Les personnages sont-ils incarnés, avec un désir et des obstacles ?
  • La fin tient-elle les promesses du début ?

C’est souvent ici que se jouent les refus. Les longueurs, les scènes inutiles, un point de vue qui flotte : ce sont des défauts difficiles à voir quand on a le nez dans son propre texte.

3. Affiner le style et trouver sa voix

Les éditeurs cherchent une voix, quelque chose qu’ils n’ont pas déjà lu. Repérez les phrases qui sonnent juste, celles qui vous ressemblent, et alignez le reste du texte sur elles. Supprimez les clichés, les adjectifs en trop, les explications qui disent au lecteur ce qu’il a déjà compris. Rien n’est plus difficile que la réécriture, mais c’est elle qui transforme un premier jet en livre.

Prendre de la distance avant de relire

Laissez reposer votre manuscrit quelques semaines avant la dernière relecture. Vous le lirez alors presque comme un inconnu, et les faiblesses apparaîtront plus clairement. Faites-le aussi lire à des lecteurs de confiance, en leur demandant où ils se sont ennuyés, plutôt que s’ils ont aimé.

Correcteur ou accompagnement littéraire ?

Un correcteur professionnel s’occupe surtout du premier niveau : la langue. C’est utile, mais cela ne règle pas les problèmes de construction ou de style. Un accompagnement littéraire travaille sur les trois niveaux à la fois. J’annote le texte mot par mot, avec un code couleur, et nous en parlons au téléphone pour que vous compreniez chaque proposition et progressiez d’un chapitre à l’autre.

Ensuite, préparer l’envoi

Une fois le texte prêt, soignez sa présentation : la mise en page du manuscrit, un bon synopsis et une lettre de présentation adaptée à chaque éditeur. Et si vous avez déjà essuyé des refus, lisez Manuscrit refusé ?

Vous hésitez sur l’état de votre texte ? Envoyez-moi trois chapitres et un synopsis : je vous précise ce qui fonctionne pour le lecteur, et ce qu’il faudra retravailler, comment.

Vous écrivez un livre et vous butez sur une difficulté ?

Envoyez-moi trois chapitres et un synopsis : je vous précise ce qui fonctionne pour le lecteur, et ce qu'il faudra retravailler, comment.

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