
Dans la distribution des rôles, on peut distinguer trois types de personnages : personnage de dernier plan, de second plan et de premier plan. Chacun réclame un traitement différent.
Ce sont le héros et ceux qui portent l’intrigue avec lui. Le lecteur doit connaître leur désir, leurs peurs, leurs contradictions. Ils évoluent au fil du récit : à la fin, ils ne sont plus tout à fait ceux qu’ils étaient au début. C’est sur eux que repose l’identification du lecteur.
Ami, rival, parent, amant : ils éclairent le héros, le contrarient ou l’aident. Ils ont besoin d’une personnalité nette et d’un trait marquant, mais pas d’une biographie complète. Un bon second rôle a sa propre logique, et il ne se contente pas de servir le héros.
Le serveur, le chauffeur de taxi, la voisine dans l’escalier : ils peuplent le décor et rendent le monde crédible. Un détail suffit, un geste, une phrase, une manie. Les décrire longuement serait une erreur, car le lecteur croirait qu’ils vont jouer un rôle.
Trop de personnages de premier plan, et le lecteur ne sait plus à qui s’attacher. Trop peu de seconds rôles, et le héros tourne à vide. Avant d’écrire, faites la liste de vos personnages et placez chacun sur l’un des trois plans : vous verrez tout de suite où votre distribution pèche.
Vous écrivez un livre et vous butez sur une difficulté ?
Envoyez-moi trois chapitres et un synopsis : je vous précise ce qui fonctionne pour le lecteur, et ce qu'il faudra retravailler, comment.
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