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De
culture scientifique, Anne C A L I F E expérimente une
écriture « neurosensorielle ». Neurosensorielle pourquoi ?
Parce qu’elle s’attache très fortement à tous les phénomènes
neurologiques des sens.
« Cobaye », elle utilise son propre corps sur lequel
s’inscrivent les sensations comme sur une plaque
photographique.
Avant
la rédaction du texte, Anne C A L I F E étudie le milieu un
peu comme un naturaliste, puis elle se rend « sur le
terrain» à la recherche d’informations sensorielles. Cette
écriture permet d’ouvrir d’autres portes, inconnues.
Qu’il
le veuille ou non, l’homme demeure très limité pour aborder le
monde. Quand il croit tout connaître, tout comprendre, il ne
fait que « happer » le monde extérieur par morceaux, fragments
que lui délivrent les organes des sens.
La
perception du monde sera toujours limitée à sa condition
physiologique d’humain. Ainsi l’aigle voit mille fois plus
loin, l’abeille discerne les ultra-violets, les oiseaux
suivent les étoiles, les corolles des fleurs la course du
soleil dans le ciel.
C’est
en dilatant, étendant la roue de ses sensations, que l’homme
pourra mieux comprendre le monde autour.
L’écriture sensorielle allonge les antennes du lecteur…
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